La phrase du jour (24 août 2009)

 

« Donc pour les matières que vous avez à passer au repassage… »

Moi-même Embarrassé, en plein tutorat,

peinant à réfréner un gros fou rire suite à mon lapsus.

 

Ils n’ont même pas ri…

Pff, ils sont pas marrants ces étudiants, ils sont pas marrants !

Et en plus, ils m’appellent « madame ». Pff !

 

Ca s’passe aussi ici : http://www.zabou-the-terrible.fr/dotclear/?post/2009/08/24/La-phrase-du-jour-%2824-ao%C3%BBt-2009%29

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En campagne

 

Alors je suis partie dans la campagne, à travers champs.

 

 

Les moissons étaient faites depuis longtemps, le foin en-round-ballé

Tout était d’or mais déjà patiné,

Comme un été en train de se terminer.

 

C’était cette indicible saveur de fin d’été

Où tout semble en paix, beau, posé

Dans un présent, ce présent qui, déjà, sonne comme un passé

 

La brise, le silence, la terre même, étaient pleines de promesses.

Pédalant doucement, souriant aux anges

Je levai les yeux vers le ciel, savoir s’il partageait ma joie

Ce que je vis ne put que rajouter à mon sourire :

 

 

In hoc signo vinces ?

 

Ca se passe aussi par là : http://www.zabou-the-terrible.fr/dotclear/?post/2009/08/23/En-campagne

 

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Euh.. laïve ?

Rentrée de Normandie. Ma clé 3G fonctionnait, mon PC portable ne fonctionnait pas.

Plein de mails en attente mais plein de polys à préparer (à cause de cela, info pour les Sorbonnards : http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?article10112)

Bref, vous fais plein de bises mais patientez un poil pour les réponses et améliorations sur mon autre blogue.

A bientôt !

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La fin du « Hussard bleu » (Nimier)

 

Un extrait d’un livre emporté avec moi en Allemagne : un livre extraordinaire dont voici la fin. Je ne peux cautionner ces propos… mais, qu’est-ce qu’ils sont beaux !

 

            Je revenais en France. J’allais beaucoup lui demander. Une civilisation, une patrie, une religion, ces mots ont un sens. Imbécile qui attribuera ces aventures à l’humanité tout entière. Cette écœurante maladie des hommes, ce goût pâteux de soi-même, jamais, non, jamais… Je me rappelais soudain cette petite phrase insolente qui avait hanté a jeunesse, bouleversant dans mon cœur les prestiges et les lois, régnant et déchirant : « Tout est possible. »

 

            Il me restait donc un avenir. D’un cœur impatient, je venais l’offrir à tout ce qui dure, à tout ce qui exige, à tout ce qui ordonne l’existence. Ce n’est pas compliqué. Nous devons beaucoup à nos amis morts, nous leur devons tant d’années volées. Alors ce qu’ils nous demandent à voix basse, il faut le faire tout de suite. Que voulaient-ils ceux-ci ? Rita me commandait de ne plus aimer personne, Besse me priait de retrouver une patrie, Saint-Anne me conseillait d’être heureux. En les écoutant, je revenais à ma nature véritable qui était de servir à quelque chose, sans amour, mais avec passion, et puisqu’il est assuré que les hommes ne se passent point de récompense, tel serait mon sauvage bonheur.

 

            Paris, voici ton fleuve et les larmes que tu versas, voilà ton visage au front penché. Paris, voici tes rues et la plaque d’identité au bras de chacune. Les hautes maisons subissent l’amertume du soir. Mes pas sonnent sur le boulevard. Désormais, je connais mon rôle sur la terre, mais je ne sais qui je suis. Voyageur, pose des yeux tristes sur les choses, elles te le rendront au centuple. Le visage barré du ciel te menace et te guide à la fois. Vivre, il me faudra vivre encore, quelque temps parmi ceux-là. Tout ce qui est humain m’est étranger.

 

In R. Nimier, Le Hussard bleu.

 

 

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Un pèlerinage peut en cacher un autre

 

Cologne.

 

 

Ce soir, en levant mon regard vers le Dom illuminé, les souvenirs ont afflué.

 

Il y a quatre ans, 2005, les JMJ, la jeunesse du monde entier, la foule en délire au pied de cet édifice, les chants, les danses, le silence impressionnant de la veillée à Marienfeld…

Venimus adorare eum…

 

Il y a quatre ans… Je ne peux m’empêcher de sourire et de revoir tant de scènes.

D’un dimanche quelques mois auparavant où, agressée sur le parvis de la cathédrale de mon diocèse par un complot, j’avais dû faire face à un inopiné « veux-tu ? »… Et Zabou dit oui, et Zabou toute jeune devint responsable de doyenné et responsable de car pour ses premières JMJ : sacrée expérience.

 

Je me souviens…

De ce formidable accueil des Allemands. À Lippstadt tout d’abord, puis à Cologne… Ah cette formidable mamie-boulangère qui continuait, âgée, à servir en boutique pour aider son fils ! Quel modèle d’accueil pour trois jeunes Françaises qu’elle ne connaissait pas !

De ces moments de rencontre, de joie, de fous rires, de Laudes « quand même » à l’église paroissiale après 2h de sommeil, de cet enthousiasme le long du Rhin, de ce service au pied de la colline pour la messe finale, de cette extraordinaire sensation de partager sa Foi en ce Dieu qui nous aime follement à un million d’âmes : tant de joie !

 

Il y a quatre ans, je portais en moi l’annonce d’une décision pesée dans le silence d’une abbaye qui, je le savais, provoquerait quelques remous. Durant ces JMJ, je l’ai confiée à ce Dieu fait homme que j’étais venue, avec des milliers d’autres et le cœur en allégresse, adorer. Alors, dans cette cathédrale vertigineuse, j’ai pérégriné en quête de quelque chose – ou plutôt de Quelqu’un – et j’ai prié d’avoir ce courage qui me faisait défaut.

 

 

Ce soir, la cathédrale était ouverte. J’ai poussé la porte et suis rentrée au son du grand orgue, un peu émue, pour remercier. Mon regard a caressé les flammes des quelques âmes venues achever leur journée dans une dernière prière à la lueur des bougies. J’ai souri.

Venio adorare eum…

 

Aujourd’hui, je regarde le chemin. Des décisions, je sais bien qu’il y en aura d’autres qui, peu à peu, prennent ou prendront le temps de germer : je ne sais ni le jour, ni l’heure où, elles, à leur tour, il faudra les annoncer puis, surtout, les accomplir. Mais, par ces choix qui nous rendent pleinement humain, si Dieu veut, elles seront belles.

 

À toi, ô mon Dieu, de guider mon pas !

 

 

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Ovni ? – concours de légende

 
 
A vous de jouer !
 
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Hab’ ich mein Herz in Heidelberg verloren ?

 
 
Un poil de vague à l’âme.
Un nouveau ‘plome en poche, certes.
Mais un poil de vague à l’âme.
 
En leur faisant à tous la bise hier soir, j’ai su :
"Dass ich mein Herz in Heidelberg [ein bisschen] verloren habe.
Mein Herz, es schlägt am Neckarstrand. "
 
 
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News rapides :
 
– Pour répondre à plein de gens : OUI, j’ai eu mon ZD [= Zertifikat Deutsch]. Avec la note de 261 points/300. On s’amusera à constater sur le détail des notes mon 75/75 en "Leseverstehen", i.e. en compréhension de textes écrits. Moi un Leserate (rat de bibliothèque) ? Noooooooon voyons.
– Ai déniché hier soir, enfin, alors que la fête battait son plein une autre personne du groupe connaissant Huysmans ! Un Italien ! Alléluia ! Faut dire qu’il est prof de latin. Comme quoi, les gens qui font du latin, c’sont vraiment des gens bien.
– Je reste en Allemagne pour quelques jours encore. Parce que l’Allemagne, c’est le Bien.
 
Sur ce, bis bald la compagnie !
 
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