Une rentrée nouvelle ? – dernier billet

 
Non, aux dernières nouvelles, je n’ai toujours pas repris.
Mais il paraît que c’est la rentrée et qu’à la rentrée, faut se bouger.
 
Alors Zabou bouge et se bouge non pour satisfaire à une quelconque norme, non pour faire un "nouveau blogue" alors que c’est la suite du même (vous verrez !) mais pour que chacun puisse être plus libre, vous de commenter, moi d’écrire sans me limiter…
 
Voilà, donc, je pars. Et je pars là :
 
 
Vous verrez, c’est juste à côté !
Il est normal que cela sente la peinture fraîche !
 
Et sinon, je pars…
… passer le week-end en Bretagne.
 
A lundi donc sur mes nouvelles terres !
 
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Pour bien commencer la semaine

 

« De Pétrarque à Érasme, les studia humanitatis sont conçues in actum, ou ad vitam : pour vivre et agir. Pas question d’un savoir livresque et mort. Lire, éditer les anciens se fait en vue d’inviter le présent à se hausser à la hauteur du passé antique. Si l’on "construit sur une parole antique", c’est d’un monde neuf dont il s’agit. »

 

François Hartog, « L’autorité du temps », ETVDES, juillet-août 2009, p.57.

 

 

J’aime beaucoup, vraiment beaucoup.

 

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Saint Aug’

 
 
 

« Renouvelle, Seigneur, dans ton Église, l’esprit dont tu as comblé l’évêque saint Augustin, pour que, remplis de ce même esprit, nous n’ayons soif que de Toi, source de la vraie sagesse, et ne cherchions que Toi, auteur de l’éternel amour » (oraison de la St Augustin)

 

C’est la saint Augustin ! Et j’aime bien Augustin, moi (et pas seulement parce que je l’ai casé dans la conclusion de mon mémoire à deux reprises, non, non, ne commencez pas à faire du mauvais esprit, je vous prie !). Avant, c’était pour moi le bel auteur si doué mais si éloigné des Confessions puis, le jour où j’ai vraiment poussé la porte de ce livre non plus seulement avec mes yeux mais avec mon cœur, je me suis rendue compte que c’était un pauv’type, donc un type proche de moi. Alors, je me suis mise à l’apprécier, à le goûter et on est devenu potes. 

 

Franchement, quand on lit un machin pareil : « Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au dehors, et c’est dehors que je te cherchais ». Ouais, ben ça, c’est tout à fait moi, souvent, il a tout juste !

 

Et puis, il y a aussi la légende qui concerne le Chercheur. Oui, parce que ce saint, il aimait se poser plein de problèmes, plein de questions qui dépassaient sa p’tite tête, tellement que ça devait même lui donner des maux de crâne. Enfin, là, je suppose. Il paraît qu’un jour, se promenant en méditant le mystère de la Trinité (… que d’ailleurs, il explique super bien pour un mystère !) sur la plage (y a pire !), il a vu un enfant en train de jouer. Mais cet enfant ne bâtissait pas un château, il tentait de transférer l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable avec une cuillère ! Augustin, intrigué, lui demande  ce qu’il fait et s’il pense vraiment qu’il va réussir à mettre toute l’eau de la mer dans son trou. L’enfant lui répond : « Et toi, Augustin, crois-tu vraiment que tu pourras mettre tout le mystère de Dieu dans ta tête ? » Et vlan, une bonne dose d’humilité réaliste, une ! J’aime bien me souvenir, souvent, de cette légende. Ce qui n’empêche pas de marcher, de chercher, de bouger… en toute humilité.

 

Ca s’passe ici aussi : http://www.zabou-the-terrible.fr/dotclear/?post/2009/08/28/Saint-Aug

 

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Au vert

"J’aime encore assez l’Art et la Vie"

Vincent Van Gogh

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Quand la Parole prend feu

 

Le Buisson ardent, lieu de rencontres, lieu de paroles (ambon de N-D de Pentecôte)

 

            Faire lectio divina, c’est, en quelque sorte, aller au concert. Tu entres alors par la lecture comme dans une symphonie avec Marie, les Patriarches, les Prophètes, les Apôtres, les Pères de l’Église, Pascal, Claudel… Une constellation de textes et de scènes bibliques se mettent à résonner, à vibrer avec une liberté souveraine et une fantaisie qui révèlent l’ampleur du chant interne et secret de l’Écriture. Les mots, les versets, les personnages, forment comme une danse autour d’un centre unique : le mystère du Christ, mus qu’ils sont tous par le souffle invisible, mais toujours inspirateur, de l’Esprit.

 

            Pénétrer dans le jardin des Écritures, s’y promener avec le Seigneur à la brise du soir, mobilise toutes les ressources, toutes les puissances, toutes les énergies de ta personnalité. Tu découvres peu à peu, sous l’effet de la grâce, comment les avenues innombrables de l’Écriture se croisent, s’unissent et convergent vers un cœur qui est tout ensemble le cœur de l’Écriture, le cœur de Marie et le cœur de l’Église. Dans le silence et la paix, te voilà introduit à la béatitude de Moïse dont il est dit que « le Seigneur lui parlait face à face comme un homme parle à son ami. »

 

            La lectio, comme la peinture, exige de s’arrêter, de regarder, de contempler, pour que l’auditeur, le spectateur, découvre l’indicible, l’invincible. Fra Angelico et Rembrandt ont fait vivre sur leurs toiles des personnes en train d’accomplir une lecture : saint Dominique ou la vieille femme sont comme des miroirs où l’amant de la Parole découvre qui il doit être, qui il peut être, qui il est. Le livre est ouvert : prends et lis-le !

 

 

François Cassingena-Trévedy, Quand la Parole prend feu – propos sur la lectio divina

 

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Cadeau emparoissioné

 
Clés du paradis, par St Pi.. par Ste Marie
 
 "Tiens, cadeau de la paroisse !"
(Père Chapot’pot’ ce jour)
 
Va falloir faire du tuning. Des idées ?
 
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Magie de l’instant

 
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            Il était tard quand le soleil se coucha. Accoudée à sa fenêtre, elle songeait. Comment dire cela ? Comment dire ce plaisir d’un instant, cette étincelle qui surgit alors même qu’il est question d’aride méthodologie littéraire, de normes qui, souvent – trop souvent –, ne recouvrent plus rien ?

 

            Elle se rappela le matin, quand, au détour d’un rappel sur les attentes d’un exercice si canonique, l’exemple se mua en discussion passionnée et inattendue sur Faust, Dieu, Goethe et Méphistophélès. Et pas avec elle, avant tout entre eux. La tutrice ne pouvait que sourire, heureuse de s’effacer derrière un texte, derrière le texte.  

 

            Elle rangea ses affaires, ravie de l’aventure, quand une étudiante étrangère vint la voir pour lui demander conseil. Comment se préparer ? « Lisez, lisez, et lisez ! Mais, avant tout, ajouta la tutrice décidément pendable, faites-vous plaisir ! Un texte, cela se déguste ! »

 

            Il serait blasphématoire d’affirmer que la littérature peut sauver l’humanité de sa détresse ontologique ; il n’est pas tout à fait inconcevable de l’offrir en remède, en jeunesse, en fraîcheur, en sel contre le marasme abscons de notre milieu universitaire. Et j’ose le croire.

 

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